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Semaine du chinois du 03 au 10 avril 2026
Publié le 31 mars 2026
–
Mis à jour le 31 mars 2026
Les Cartes Blanches continuent ! Cette semaine, c'est le département de langue chinoise qui est à l'honneur du 03 au 10 avril 2026. Durant la semaine, différents événements seront organisés autour de la langue chinoise. Retrouvez le programme complet de la semaine ci-dessous :
Date(s)
du 3 avril 2026 au 10 avril 2026
Lieu(x)
UFR LCE, bâtiment Ida Maier
PROGRAMME :
Le jeudi 2 avril :
Mise en place d’une exposition sur la bande dessinée chinoise au bâtiment Maier
du 3 avril au 13 avril (salle R02 et hall)
Le mardi 7 avril :
Masterclass par Li Muyang, 11h-12h30, salle R02, sur inscription
Plonger dans le manhua contemporain : influences, création et perspectives
Cette masterclass animée par Li Muyang propose une immersion dans la bande
dessinée chinoise contemporaine (manhua), à travers les œuvres d’auteurs nés à
partir des années 1980. L’intervention abordera notamment les influences du manga
japonais, les évolutions stylistiques récentes ainsi que l’écosystème actuel du secteur
et ses perspectives.
Le mercredi 8 avril :
Conférence du chercheur Xavier Hébert, 16h-17h30, salle R02, en ligne, sur inscription
Généalogie stylistique du manga — Style Tezuka x Style réaliste
Cette communication vise à montrer comment l’esthétique du manga moderne s’est
structurée autour de deux grands courants : le style « grands yeux » popularisé par
Osamu Tezuka dans les années 1950, influencé par Disney, l’Art déco et la peinture
lyrique, et le style plus réaliste et mature, lié aux traits anguleux du gekiga et aux
mangas de prêt (kashihon) des années 1960. Ces tendances se sont imposées grâce à
un mélange d’influences japonaises et occidentales issues de l’illustration jeunesse,
ainsi que des médias narratifs traditionnels comme le kamishibai et l’e-monogatari.
L’histoire de ces transferts stylistiques explique pourquoi certains marqueurs
graphiques persistent encore dans les productions contemporaines, faisant du manga
un art à la fois héritier d’un long cheminement esthétique et initiateur de nouvelles
tendances.
Le jeudi 9 avril :
- 10h-11h : conférence de Pierre de Farals, pré-doctorant, salle R14, ouvert à tous
L’esthétique maoïste dans le cinéma d’animation chinois
Cette intervention orale aura pour but d’analyser les films d’animation chinois
produits lors de l’ère maoïste (de 1949 à 1976), ainsi que d’explorer leurs expressions
esthétiques, notamment d’un point de vue politique. L’objectif sera de déterminer et de
comprendre quelle place les films d’animation pouvaient occuper dans la Chine
maoïste, aussi bien sur le plan artistique que politique (avec entre autres, leur
insertion dans la propagande maoïste à travers les arts). Après une
recontextualisation historique rapide et globale de l’animation chinoise, de ses débuts
jusqu’en 1949, nous nous pencherons chronologiquement sur la place des films
d’animation dans la Chine maoïste, tant sur le plan industriel, qu’artistique et
idéologique. Nous étudierons ensuite plus concrètement, l’expression esthétique de
l’animation chinoise d’un point de vue politique, d’une part en la comparant avec
l’esthétique des autres formes d’arts comme le cinéma, et d’autre part en prenant pour
exemples illustratifs quelques films d’animation chinois produits entre 1949 et 1976.
- 14h-15h : conférence de Xu Gefei, directrice des éditions Fei
- https://www.editionsfei.com, en salle V216 ?, ouvert à tous
Rééditer la mémoire dessinée : les éditions Fei et la redécouverte du lianhuanhua
chinois
Depuis leur création en 2009, les éditions Fei se sont donné pour mission de faire
découvrir au public occidental des œuvres majeures de la bande dessinée chinoise,
souvent méconnues hors de leur contexte d’origine. Les Éditions Fei réinvestissent
ainsi le patrimoine du lianhuanhua à travers des rééditions ambitieuses en coffrets,
restituant l’intégralité et la matérialité de récits classiques comme Au bord de l’eau.
Ces objets éditoriaux interrogent à la fois la transmission culturelle, la traduction
graphique et la patrimonialisation contemporaine du manhua. Notre maison d’édition
s’est construite notamment autour de créations de bandes dessinées franco-chinoises,
comme Le Juge Bao, La Balade de Yaya ou encore Le 6e Dalaï-Lama.
- 15h30-17h00 : conférence de Laurent Mélikian, journaliste, spécialiste de bande
dessinée, salle de projection de la Contemporaine, ouvert à tous
Manhua et lianhuanhua, les piliers graphiques de l’Empire du Milieu
En mandarin, on traduit couramment « bande dessinée » par « manhua ». Un art
présent dans la culture chinoise depuis un millénaire et qui a connu un développement
singulier dès le début du 20 ème siècle. Mais de la naissance de la République populaire
aux années 1990, près d’un milliard de chinoises et chinois ont aussi grandi avec les
« lianhuanhua » : des récits graphiques en petit format, d’une image par page qui ont
évolué au fil des ruptures du régime. Pensés comme des outils de diffusion massive des
arts et des lettres, ces publications mettaient en scène les classiques de la littérature,
l’histoire de la Seconde Guerre mondiale, les grandes figures de la Révolution ou des
récits qui se voulaient socialement édifiants... Des maîtres du dessin ont alors déployé
des trésors d’élégance, de dynamisme et de mise en scène pour porter ces histoires
vers le peuple. Exploration d’un autre pays de bandes dessinées.
-
-
Le vendredi 10 avril (pour information) :
Colloque, sur inscription auprès de Marie Laureillard : mlaureil@parisnanterre.fr
https://crpm.parisnanterre.fr/colloques-journees-detudes/colloques-journees-
detude/colloque-international-translating-comics-between-bubbles-cultures-and-
constraints-in-east-asia
Le jeudi 2 avril :
Mise en place d’une exposition sur la bande dessinée chinoise au bâtiment Maier
du 3 avril au 13 avril (salle R02 et hall)
Le mardi 7 avril :
Masterclass par Li Muyang, 11h-12h30, salle R02, sur inscription
Plonger dans le manhua contemporain : influences, création et perspectives
Cette masterclass animée par Li Muyang propose une immersion dans la bande
dessinée chinoise contemporaine (manhua), à travers les œuvres d’auteurs nés à
partir des années 1980. L’intervention abordera notamment les influences du manga
japonais, les évolutions stylistiques récentes ainsi que l’écosystème actuel du secteur
et ses perspectives.
Le mercredi 8 avril :
Conférence du chercheur Xavier Hébert, 16h-17h30, salle R02, en ligne, sur inscription
Généalogie stylistique du manga — Style Tezuka x Style réaliste
Cette communication vise à montrer comment l’esthétique du manga moderne s’est
structurée autour de deux grands courants : le style « grands yeux » popularisé par
Osamu Tezuka dans les années 1950, influencé par Disney, l’Art déco et la peinture
lyrique, et le style plus réaliste et mature, lié aux traits anguleux du gekiga et aux
mangas de prêt (kashihon) des années 1960. Ces tendances se sont imposées grâce à
un mélange d’influences japonaises et occidentales issues de l’illustration jeunesse,
ainsi que des médias narratifs traditionnels comme le kamishibai et l’e-monogatari.
L’histoire de ces transferts stylistiques explique pourquoi certains marqueurs
graphiques persistent encore dans les productions contemporaines, faisant du manga
un art à la fois héritier d’un long cheminement esthétique et initiateur de nouvelles
tendances.
Le jeudi 9 avril :
- 10h-11h : conférence de Pierre de Farals, pré-doctorant, salle R14, ouvert à tous
L’esthétique maoïste dans le cinéma d’animation chinois
Cette intervention orale aura pour but d’analyser les films d’animation chinois
produits lors de l’ère maoïste (de 1949 à 1976), ainsi que d’explorer leurs expressions
esthétiques, notamment d’un point de vue politique. L’objectif sera de déterminer et de
comprendre quelle place les films d’animation pouvaient occuper dans la Chine
maoïste, aussi bien sur le plan artistique que politique (avec entre autres, leur
insertion dans la propagande maoïste à travers les arts). Après une
recontextualisation historique rapide et globale de l’animation chinoise, de ses débuts
jusqu’en 1949, nous nous pencherons chronologiquement sur la place des films
d’animation dans la Chine maoïste, tant sur le plan industriel, qu’artistique et
idéologique. Nous étudierons ensuite plus concrètement, l’expression esthétique de
l’animation chinoise d’un point de vue politique, d’une part en la comparant avec
l’esthétique des autres formes d’arts comme le cinéma, et d’autre part en prenant pour
exemples illustratifs quelques films d’animation chinois produits entre 1949 et 1976.
- 14h-15h : conférence de Xu Gefei, directrice des éditions Fei
- https://www.editionsfei.com, en salle V216 ?, ouvert à tous
Rééditer la mémoire dessinée : les éditions Fei et la redécouverte du lianhuanhua
chinois
Depuis leur création en 2009, les éditions Fei se sont donné pour mission de faire
découvrir au public occidental des œuvres majeures de la bande dessinée chinoise,
souvent méconnues hors de leur contexte d’origine. Les Éditions Fei réinvestissent
ainsi le patrimoine du lianhuanhua à travers des rééditions ambitieuses en coffrets,
restituant l’intégralité et la matérialité de récits classiques comme Au bord de l’eau.
Ces objets éditoriaux interrogent à la fois la transmission culturelle, la traduction
graphique et la patrimonialisation contemporaine du manhua. Notre maison d’édition
s’est construite notamment autour de créations de bandes dessinées franco-chinoises,
comme Le Juge Bao, La Balade de Yaya ou encore Le 6e Dalaï-Lama.
- 15h30-17h00 : conférence de Laurent Mélikian, journaliste, spécialiste de bande
dessinée, salle de projection de la Contemporaine, ouvert à tous
Manhua et lianhuanhua, les piliers graphiques de l’Empire du Milieu
En mandarin, on traduit couramment « bande dessinée » par « manhua ». Un art
présent dans la culture chinoise depuis un millénaire et qui a connu un développement
singulier dès le début du 20 ème siècle. Mais de la naissance de la République populaire
aux années 1990, près d’un milliard de chinoises et chinois ont aussi grandi avec les
« lianhuanhua » : des récits graphiques en petit format, d’une image par page qui ont
évolué au fil des ruptures du régime. Pensés comme des outils de diffusion massive des
arts et des lettres, ces publications mettaient en scène les classiques de la littérature,
l’histoire de la Seconde Guerre mondiale, les grandes figures de la Révolution ou des
récits qui se voulaient socialement édifiants... Des maîtres du dessin ont alors déployé
des trésors d’élégance, de dynamisme et de mise en scène pour porter ces histoires
vers le peuple. Exploration d’un autre pays de bandes dessinées.
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Le vendredi 10 avril (pour information) :
Colloque, sur inscription auprès de Marie Laureillard : mlaureil@parisnanterre.fr
https://crpm.parisnanterre.fr/colloques-journees-detudes/colloques-journees-
detude/colloque-international-translating-comics-between-bubbles-cultures-and-
constraints-in-east-asia
Mis à jour le 31 mars 2026